Climat
Lowry (1967) reconnaissait cinq causes fondamentales expliquant la modification du climat urbain par rapport à celui de la région adjacente :
le sol est constitué de matériaux (béton, macadam, pierre, tuile, etc.) qui ont des propriétés thermiques très différentes d'un sol naturel ;
les rues, les murs, les toits sont des réflecteurs absorbant une partie de l'énergie reçue et en réfléchissant le reste vers d'autres surfaces, aussi bien absorbantes que réfléchissantes ;
la ville génère sa propre chaleur, en particulier au cours de la mauvaise saison ;
les précipitations sont rapidement évacuées via les gouttières et le système des égouts urbains ;
la présence d'un dôme de poussières ou de pollution entraîne la réflexion d'une partie des rayons solaires (il y a dons moins d'énergie reçue par la ville) ; a contrario, ce dôme empêche la dispersion de la chaleur vers l'atmosphère (effet de serre).
La température
La ville, nous l'avons signalé plus haut, est plus chaude que la campagne environnante. Cependant, à chaque ville ses conditions climatiques.
On estime que dans les très grandes agglomérations la température moyenne peut-être de 0,5 à 4°C plus élevée, mais certains auteurs citent des chiffres moyens qui atteignent 9°C de plus !
La durée de la période de gel subit en moyenne une diminution de 25%. La période de végétation peut ainsi être plus longue, surtout si elle est combinée avec la durée de l'éclairement (voir plus loin).
L'éclairage artificiel
Les villes sont éclairées dès que la lumière du jour baisse. Il y existe donc un rythme d'éclairement très différent du rythme nycthéméral normal, qui peut aller jusqu'à l'éclairement continu.
Ceci aura des conséquences sur tous les organismes sensibles à la longueur du jour, en particulier les végétaux, mais aussi les oiseaux (rythme et periode de nidification), etc.
L'effet de serre
Du fait de la présence d'un dôme de poussières et de pollution, la ville piège la chaleur, nous l'avons vu plus haut.
En sus, l'humidité relative y est en moyenne de 6% inférieure à celle de la campagne alentour, alors que les précipitations y sont plus abondantes (10%), ainsi que les brumes et brouillards (de 15 à 50% selon la saison et la ville considérée).
L'air y est aussi en moyenne plus calme : la vitesse du vent est inférieure de 20 à 30% par rapport à la campagne environnante. Ceci n'est pas sans conséquences sur l'évacuation des pollutions : rappelez-vous les alertes à la pollution par l'ozone, les réductions de vitesse sur les grands axes urbains, l'appel à utiliser les transports en commun...
Les pollutions diverses
On ne parlera pas des industries polluantes encore présentes dans certaines villes, cela peut faire partie de vos recherches personnelles sur le sujet.
Envisageons plutôt les émissions dont nous sommes tous co-responsables : celles associées au chauffage et à nos automobiles. Les lichens sont particulièrement sensibles aux polluants présents dans l'air, ce qui a permis la mise au point d'une méthode (historique) de l'évaluation du degré de pollution par le SO2. Ce dernier a désormais moins d'importance du fait du raffinage des combustibles. Néanmoins, une nouvelle technique d'évaluation de la pollution par les lichens a été mise au point (Van Haluwyn et Leblond, 1986, 1997).
Cette méthode est accessible à différents niveaux de connaissance, et donc à partir de l'école primaire site sur les lichens
Il vous reste à apprendre à identifier les principaux lichens et à pratiquer.





