Généralités sur les friches

Les friches[1], industrielles et/ou urbaines, sont une des spécificités régionales, un héritage de l'intense activité industrielle de la fin du XIXème et première moitié du XXème siècle. Au début des années 1990, 10 000 hectares de friches étaient ainsi recensés dans la région, soit la moitié de la surface nationale. Suite à une politique active de résorption de ces espaces dégradés, il n'en subsiste aujourd'hui plus que 3 200 hectares, majoritairement situés en zones urbaines et dont la reconversion est complexe puisque sujette à de nombreuses exigences, sanitaires notamment, car ces friches présentes des sols multi-contaminés.

Ces friches représentent ainsi les vestiges d'une riche activité humaine qui se traduit aujourd'hui par un important patrimoine de bâtiments industriels à l'abandon et des espaces ouverts situés sur le territoire, souvent urbain, où la nature reprend progressivement ses droits. On assiste alors à une recolonisation progressive de ces sites perturbés, et du bâti, par la faune et la flore en fonction de la durée d'abandon de ces friches, de la nature de l'activité passée et de leur emplacement. Les successions naturelles peuvent s'enrichir d'année en année jusqu'à former de véritables îlots de nature urbains.

Principales friches de la métropoleInformations[2]
Friche Grands Moulins de Paris - MarquetteInformations[3]
Friche de l'Union - Roubaix/Wattrelos/TourcoingInformations[4]
Friche de l'Union - Roubaix/Wattrelos/TourcoingInformations[5]